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A mon grand desepoire, il n'y a pas de dictateur, mais un gouvernement democratic avec même un parlement, un premier ministre Oui, c'est un peu une république bananière où la plus grande ressource est le pétrol! Trinidad est un paradis fiscale au même titre que les iles caïmans! Les flics sont corrompu, on y achète son permis.
Petit résumé de l'histoire Trinidadienne: Trinidad est une île des Antilles, la plus méridionale des Caraïbes, au seuil du continent sud-américain. Au moment de sa découverte en 1498 par Colomb, l'île est habitée par des groupes d'Indiens Caraïbes ou Arawaks, qui vont être décimés par les maladies et les guerres de colonisation.Trois évènements majeurs structurent l'histoire de Trinidad : la Cédule de colonisation de 1783, la colonisation britannique à partir de 1797 et l'arrivée massive d'Indiens entre 1845 et 1917. |
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| Bien que possession espagnole, Trinidad va être jusqu'à la fin du XVIIIème siècle une colonie à dominante française. En effet le 24 novembre 1783, Charles III, roi d'espagne, promulgue la cédule de colonisation qui autorise tout catholique volontaire à s'installer à Trinidad avec sa famille et ses esclaves sur des terres gratuitement consenties. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ce sont surtout des planteurs français qui vont bénéficier de cette mesure ce qui permet à l'historien et futur Premier Ministre Eric Williams, de titrer ce chapitre de l'histoire de Trinidad : Spain reigns, but France governs . La cédule espagnole va permettre le développement soudain de l'île devenue pour les grandes puissances militaires occidentales (France, Angleterre, Espagne, Hollande) un enjeu de premier ordre, carrefour des grandes routes commerciales et escale technique appréciée aux portes du Vénézuela. Grâce aux planteurs français l'économie sucrière de l'île connaît un essor considérable et attise suffisamment de convoîtise pour que l'Angleterre en prenne le contrôle à partir de 1797 et ce jusqu'à l'indépendance de Trinidad et Tobago en 1962. Entre temps l'émancipation des esclaves en 1838 avait conduit l'Angleterre à organiser, au sein du Commonwealth, une immigration massive de travailleurs indiens afin de pallier le sous-peuplement massif de main d'oeuvre agricole. Commencée en 1845, l'immigration indienne s'achève en 1917 et porte sur environ 150 000 personnes. |
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Cette brève histoire permet de mieux appréhender la composition multi-ethnique de Trinidad qui compte aujourd'hui une proportion presque égale de Noirs et d'Indiens (41%), une moitié de citoyens chrétien (1/3 de catholiques), un autre quart hindu, 16% de métis et environ 1% de blancs qui détiennent un pouvoir disproportionné si on le mesure à la population totale bien que les Afro-trinidadiens et les Indiens occupent aussi des fonctions prestigieuses. La distribution des pouvoirs s'est d'ailleurs structurée selon des critères raciaux, les Noirs investissant plutôt les activités politiques et culturelles, tandis que les Indiens, voués à l'exploitation agricole, développaient plutôt l'économie trinidadienne. Si bien que, malgrè la rhétorique fédératrice et multiculturelle que les discours officiels tentent de faire accroire, on constate que l'histoire récente de Trinidad est profondément marquée par la recherche d'une identité sociale qui est aussi un enjeu de lutte entre les différents groupes qui composent la population (Brereton, 1979). L'historien Marc Ferro a pu ainsi montrer que les manuels scolaires qu'utilisent les enfants de Trinidad occultent la période de l'esclavage et surtout les luttes raciales qui opposent les Noirs aux Indiens et qui se traduisent par un faible métissage entre les deux communautés.
A ces distinctions encore trop grossières pour pouvoir rendre compte de la complexité des interactions entre les populations représentées à Trinidad, il faut ajouter les luttes de classes qui ont opposé une élite intellectuelle noire et militante issue du mouvement "Black Power", la génération catholique ou protestante éduquée dans le système de valeurs britanniques et le prolétariat misérable qui a grossi avec l'industrialisation et les inégalités sociales. De même il convient de rappeler les luttes sourdes qui opposent parmi les Indiens les hindouistes et les musulmans dont les traditions religieuses se sont très peu décomposées dans l'immigration. Comme le montrent bien les romans de Naipaul, les immigrés venus de l'Inde avec leurs chefs spirituels avaient pu reconstituer la communauté villageoise, son organisation, ses coutumes et jusqu'à ces habitudes alimentaires.
Dans un tel contexte, les origines de la musique et des instruments propres à la culture trinidadienne, comme le steeldrum et le calypso, ne pouvaient être qu'un enjeu social fort à travers lequel on peut décrypter toutes les tensions et les tendances qui ordonnent la société.
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