Jeudi 27 juillet 2006

Trinidad & Tobago sont 2 iles au large du Venezuela, elles constituent un état independant... donc, oui Trinidad & Taboga est un pays.

A mon grand desepoire, il n'y a pas de dictateur, mais un gouvernement democratic avec même un parlement, un premier ministre

Oui, c'est un peu une république bananière où la plus grande ressource est le pétrol! Trinidad est un paradis fiscale au même titre que les iles caïmans! Les flics sont corrompu, on y achète son permis.  

 

 
Nation and population
official name (short form): Trinidad & Tobago
country code ISO: TT //; - FIPS: TD
location: West Indies, Caribbean, Northern South America
time zone: -4 UT
surface (land) area: 5128 sq.km = 1980 sq.mi //; - area incl. inland waters: sq.km = sq.mi
geographical position in extreme co-ordinates: North: 12° N / South: 10° N / East: 60° W / West: 62° W
borders (land): none
borders (coastline): Caribbean Sea, Atlantic Ocean
climate: tropical Caribbean
Government
independent since: 1962-08-31
type of government: republic
capital: Port-of-Spain
administrative division: county (6) , city (2), borough (3), unitary state (1: Tobago)
Population
population according to the latest census (1990): 1234,388
total population according to the estimate of midyear 2000: 1175,543; or: 1301,000 /-; 2001: 1196,682; or: 1300,000
population density: 229 per sq.km = 594 per sq.mi
population growth: 1,5% //; - doubling time: 71 years
birth rate: 14 - 17 per 1000
death rate: 7 - 9 per 1000
fertility rate: 2 - 3 children per female
maternal mortality: 54 per 100,000
infant mortality (1-4 years): 18 per 1000
life expectancy: 70 years (male: 66; female: 71)
age breakdown: 0-14 years: 34% //; - 15-59 years: 58% //; - 60+ years: 8%
urbanisation: 74% //; - urbanisation growth: 1%
percentage of urban population in the greatest city: %
Ethnic composition, language, religion
ethnic groups: East Indian 40,3%; black 39,6%; mixed 18,4%; white 0,6%; Chinese 0,4%
languages: English (official); Hindi, French, Spanish
religious affiliation: Christian 59% (Roman Catholic 29%, Protestant 19%, Anglican 11%); Hindu 24%; Muslim 6%; other 11%
Health
daily food intake: 2711 calories per capita
population with access to safe water: 82 - 86%
people per physician: 1080
people per hospital bed: 289
Education, literacy
school enrolment: primary education 6-11 years: 96%
school enrolment: secondary education: 56%
school enrolment: tertiary education 20-24 years: 1%
adult literacy: 98% (male: %; female: %)
 
Economy and infrastructure
 
Economy and trade
currency: Trinidad and Tobago dollar = 100 cents
annual inflation rate: 6%
population below poverty line: 21%
Gross Domestic Product: USD 3740 per capita
GNI USD 4930 per capita //; - [ppp: 8220]
GDP growth: 2%
income: USD 3620 per capita
import: USD 1136 per capita //; - export: USD 1960 per capita
trade: USD 2902 per capita //; - or 107% of GDP
trade partners: US JM JP GB CA BB
human development index: 0,798 //; - position of the country in the world no.: 49
female labour force: 37%
unemployment: 12,5%
tourism: 0,3 million
Economic activities in agriculture, fisheries, industry, mining, services, energy
land use: arable land: 23% //; - grass land: 2% //; - wooded area: 43% //; - arid land and desert: %
agriculture: labour force: 12% //; - part of agriculture in GDP: 3%
agricultural products: sugarcane, coconuts, oranges, rice, grapefruit & pomelo, bananas, maize, cucumbers, cocoa, rice
livestock (1000s): buffalo 5 / cattle: 35 / goats: 59 / horses: 5 / pigs: 41 / poultry: 11500 / sheep: 12
fish catch: 15000 metric tonnes
industry: labour force: 15% //; - part of industry in GDP: 39%
industrial products: nitrogennous fertilizers, methanol, steel billets, cement, steel wire, raw sugar, chemicals
mining products: natural asphalt, natural oil & gas
CO2 emission per capita: 17,4
services: labour force: 73% //; - part of services in GDP: 58%
energy use (kg per capita): 6205
electricity use (per capita): 3527
annual water use (per capita): 148
Traffic, communication
road network: 8160, or 8320 km //; - of which paved: 51% //; - of which are motorways: 50 km
vehicles: 188 per 1000
railways: 0 km //; - railways passenger/km: -
navigable inland waterways: 0 km
ownership telephone: 166 - 216 per 1000
ownership radio receivers: 433 - 533 per 1000
ownership tv-sets: 198 - 337 per 1000
newspaper circulation: 135 per 1000
persons per post office: 5190
personal computers: 62 per 1000
 
Some physical landmarks
 
mountains: El Cerro del Aripo 940 m, El Tucuche 936; on Tobago: nameless peak in Main Ridge 594
lowest point: sea level
lakes (natural): some small lakes
lakes (artificial reservoirs): a few ones, no details available
lakes (deepest): unknown
rivers: Caroni, Ortoire, Oropuche
canals: none, or unknown
waterfalls: none, or unknown
caves: longest system: none, or unknown / deepest:
islands: apart from Trinidad and Tobago: Monos, Chacachacare, Little Tobago, St. Giles Isl.
deserts: none
other natural features:

Petit résumé de l'histoire Trinidadienne:

Trinidad est une île des Antilles, la plus méridionale des Caraïbes, au seuil du continent sud-américain. Au moment de sa découverte en 1498 par Colomb, l'île est habitée par des groupes d'Indiens Caraïbes ou Arawaks, qui vont être décimés par les maladies et les guerres de colonisation.Trois évènements majeurs structurent l'histoire de Trinidad : la Cédule de colonisation de 1783, la colonisation britannique à partir de 1797 et l'arrivée massive d'Indiens entre 1845 et 1917.

  Bien que possession espagnole, Trinidad va être jusqu'à la fin du XVIIIème siècle une colonie à dominante française. En effet le 24 novembre 1783, Charles III, roi d'espagne, promulgue la cédule de colonisation qui autorise tout catholique volontaire à s'installer à Trinidad avec sa famille et ses esclaves sur des terres gratuitement consenties.
Ce sont surtout des planteurs français qui vont bénéficier de cette mesure ce qui permet à l'historien et futur Premier Ministre Eric Williams, de titrer ce chapitre de l'histoire de Trinidad : Spain reigns, but France governs . La cédule espagnole va permettre le développement soudain de l'île devenue pour les grandes puissances militaires occidentales (France, Angleterre, Espagne, Hollande) un enjeu de premier ordre, carrefour des grandes routes commerciales et escale technique appréciée aux portes du Vénézuela. Grâce aux planteurs français l'économie sucrière de l'île connaît un essor considérable et attise suffisamment de convoîtise pour que l'Angleterre en prenne le contrôle à partir de 1797 et ce jusqu'à l'indépendance de Trinidad et Tobago en 1962.
Entre temps l'émancipation des esclaves en 1838 avait conduit l'Angleterre à organiser, au sein du Commonwealth, une immigration massive de travailleurs indiens afin de pallier le sous-peuplement massif de main d'oeuvre agricole. Commencée en 1845, l'immigration indienne s'achève en 1917 et porte sur environ 150 000 personnes.



Races, couleurs et luttes de classes

Cette brève histoire permet de mieux appréhender la composition multi-ethnique de Trinidad qui compte aujourd'hui une proportion presque égale de Noirs et d'Indiens (41%), une moitié de citoyens chrétien (1/3 de catholiques), un autre quart hindu, 16% de métis et environ 1% de blancs qui détiennent un pouvoir disproportionné si on le mesure à la population totale bien que les Afro-trinidadiens et les Indiens occupent aussi des fonctions prestigieuses. La distribution des pouvoirs s'est d'ailleurs structurée selon des critères raciaux, les Noirs investissant plutôt les activités politiques et culturelles, tandis que les Indiens, voués à l'exploitation agricole, développaient plutôt l'économie trinidadienne. Si bien que, malgrè la rhétorique fédératrice et multiculturelle que les discours officiels tentent de faire accroire, on constate que l'histoire récente de Trinidad est profondément marquée par la recherche d'une identité sociale qui est aussi un enjeu de lutte entre les différents groupes qui composent la population (Brereton, 1979). L'historien Marc Ferro a pu ainsi montrer que les manuels scolaires qu'utilisent les enfants de Trinidad occultent la période de l'esclavage et surtout les luttes raciales qui opposent les Noirs aux Indiens et qui se traduisent par un faible métissage entre les deux communautés.
A ces distinctions encore trop grossières pour pouvoir rendre compte de la complexité des interactions entre les populations représentées à Trinidad, il faut ajouter les luttes de classes qui ont opposé une élite intellectuelle noire et militante issue du mouvement "Black Power", la génération catholique ou protestante éduquée dans le système de valeurs britanniques et le prolétariat misérable qui a grossi avec l'industrialisation et les inégalités sociales. De même il convient de rappeler les luttes sourdes qui opposent parmi les Indiens les hindouistes et les musulmans dont les traditions religieuses se sont très peu décomposées dans l'immigration. Comme le montrent bien les romans de Naipaul, les immigrés venus de l'Inde avec leurs chefs spirituels avaient pu reconstituer la communauté villageoise, son organisation, ses coutumes et jusqu'à ces habitudes alimentaires.
Dans un tel contexte, les origines de la musique et des instruments propres à la culture trinidadienne, comme le steeldrum et le calypso, ne pouvaient être qu'un enjeu social fort à travers lequel on peut décrypter toutes les tensions et les tendances qui ordonnent la société.

Par geant vert - Publié dans : geant-vert
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